Image
Pour la communauté Un thème par semaine de Dana, cette semaine l'image que
vous n'effaceriez jamais de votre tête ou de votre ordi.
Pfff il n'est pas super simple ce thème. J'y ai passé un bon moment à réfléchir. Il y a beaucoup de choses que je n'effacerais jamais de ma tête parmi lesquels la première fois où mon homme m'a dit je t'aime, le test de grossesse positif, la naissance de mon fils, ma rencontre avec les baleines, mes pauses aux lycées avec mes meilleures amies, mes vacances avec mes parents quand j'étais petite, etc, etc... pour tous les positif ( je passe volontairement sur les images tristes) mais vous faire découvrir une image c'est un peu plus compliqué sachant que je refuse de mettre une photo de mon fils sur ce blog.
Pourtant plus j'y réfléchis et plus je me dis que s'il y a bien une photo qui a énormément d'importance pour moi c'est mon fils dans les bras de son arrière grand mère, elle est formidable cette photo. Il n'avait que 3 mois à l'époque et on a vraiment l'impression qu'ils sont en train de parler tous les deux. C'est la seule et unique fois que son arrière grand mère l'aura pris dans ses bras puisque le lendemain elle faisait un AVC. Elle a du être hospitalisée et est décédée en maison de repos en deux mois plus tard. Son arrière grand mère était en adoration devant lui et bien souvent quand il fait quelque chose de nouveau je me dis "encore une chose qu'elle n'aura pas eu l'occasion de voir".
Bon du coup ça ne règle pas mon problème de photo. En continuant ma réflexion à partir de l'arrière grand mère de mon fils, je me suis arrêté sur le désastre de l'Erika. Parce que si moi je n'étais pas sur place à cette époque, les gens de mon village eux étaient aux premières lignes. Et je peux vous assurer qu'ils ont été profondément marqués par cette marée noire. La grand mère de mon homme (oui oui on parle toujours de l'arrière grand mère de mon fils) a été profondément meurtri de voir notre belle nature ainsi saccagée. Je pense que si je lui avais posé la question sur une image qu'elle n'effacera jamais de sa tête sa réponse aurait été:
D'ailleurs je lui laisse la paroles voici quelques poèmes qu'elle a fait sur l'Erika (vous pouvez les retrouver et d'autres encore sur le blog qui lui rend hommage):
Mon beau Guillemot vogue sur les flots
C'est la Noëlle, fête aux cadeaux
Le tien cette année sera empoisonné
Avec tes amis les canards, les eiders, les mouettes
Si vous vous posez c'est foutu
On nous avait prévenu mais l'horreur à ce point
Pour comprendre il faut avoir vu
Les pompiers, le Maire, les services techniques
Les bénévoles, les militaires, les retraités
Tous y allaient mais toi mon beau Guillemot
Déjà tu mourrais
Tu ne pouvais voler, tu voulais te sauver
Un jeune homme t'a piégé, récupéré
Abrité, réchauffé et conduit là où on te redonne vie.
Vois tu mon bel oiseau dans ce monde impitoyable
Les mots "Mazouts, pollution, rivages souillés"
N'ont cours que pour ceux qui respectent la nature
L'argent et le profit pour d'autres sont "Credo"
Ces hommes sont coupables, corvéables, haïssables.
Pfff il n'est pas super simple ce thème. J'y ai passé un bon moment à réfléchir. Il y a beaucoup de choses que je n'effacerais jamais de ma tête parmi lesquels la première fois où mon homme m'a dit je t'aime, le test de grossesse positif, la naissance de mon fils, ma rencontre avec les baleines, mes pauses aux lycées avec mes meilleures amies, mes vacances avec mes parents quand j'étais petite, etc, etc... pour tous les positif ( je passe volontairement sur les images tristes) mais vous faire découvrir une image c'est un peu plus compliqué sachant que je refuse de mettre une photo de mon fils sur ce blog.
Pourtant plus j'y réfléchis et plus je me dis que s'il y a bien une photo qui a énormément d'importance pour moi c'est mon fils dans les bras de son arrière grand mère, elle est formidable cette photo. Il n'avait que 3 mois à l'époque et on a vraiment l'impression qu'ils sont en train de parler tous les deux. C'est la seule et unique fois que son arrière grand mère l'aura pris dans ses bras puisque le lendemain elle faisait un AVC. Elle a du être hospitalisée et est décédée en maison de repos en deux mois plus tard. Son arrière grand mère était en adoration devant lui et bien souvent quand il fait quelque chose de nouveau je me dis "encore une chose qu'elle n'aura pas eu l'occasion de voir".
Bon du coup ça ne règle pas mon problème de photo. En continuant ma réflexion à partir de l'arrière grand mère de mon fils, je me suis arrêté sur le désastre de l'Erika. Parce que si moi je n'étais pas sur place à cette époque, les gens de mon village eux étaient aux premières lignes. Et je peux vous assurer qu'ils ont été profondément marqués par cette marée noire. La grand mère de mon homme (oui oui on parle toujours de l'arrière grand mère de mon fils) a été profondément meurtri de voir notre belle nature ainsi saccagée. Je pense que si je lui avais posé la question sur une image qu'elle n'effacera jamais de sa tête sa réponse aurait été:
D'ailleurs je lui laisse la paroles voici quelques poèmes qu'elle a fait sur l'Erika (vous pouvez les retrouver et d'autres encore sur le blog qui lui rend hommage):
Guillemot, mon bel oiseau
Mon beau Guillemot vogue sur les flots
C'est la Noëlle, fête aux cadeaux
Le tien cette année sera empoisonné
Avec tes amis les canards, les eiders, les mouettes
Si vous vous posez c'est foutu
On nous avait prévenu mais l'horreur à ce point
Pour comprendre il faut avoir vu
Les pompiers, le Maire, les services techniques
Les bénévoles, les militaires, les retraités
Tous y allaient mais toi mon beau Guillemot
Déjà tu mourrais
Tu ne pouvais voler, tu voulais te sauver
Un jeune homme t'a piégé, récupéré
Abrité, réchauffé et conduit là où on te redonne vie.
Vois tu mon bel oiseau dans ce monde impitoyable
Les mots "Mazouts, pollution, rivages souillés"
N'ont cours que pour ceux qui respectent la nature
L'argent et le profit pour d'autres sont "Credo"
Ces hommes sont coupables, corvéables, haïssables.
ET-RI-CAS-TASSE-TROPHE...
Noire elle est la Marée de Noël
Noirs sont les oiseaux qui n'ont rien vu venir
Noir est le sable blond maculé de galettes
Galettes de froment? Non galette de marée, blés noirs
Noirs sont les regards tristes des bénévoles penchés
Des pompiers mobilisés pour encadrer, gérer, soutenir, nourrir et abreuver
Des services techniques pas du tout préparer mais il faut y aller
Avec le maire et les élus qui au cours des années
Avaient su protéger ce qu'il fallait sauver
Noir, le moral de tous sachant bien chaque soir
Qu'il faudrait jour après jour refaire les mêmes gestes
La mer même salie, trahie, souillée, polluée
Revient chaque fois au rythme des marées.
Ceux qui au nom du fric deviennent des assassins
Devraient de temps en temps s'asseoir sur une plage
Regarder les vagues, les oiseaux, les rochers.
Ils comprendraient alors que leurs millions d'écus
Resteront après eux lorsqu'ils ne seront plus.
Noirs sont les oiseaux qui n'ont rien vu venir
Noir est le sable blond maculé de galettes
Galettes de froment? Non galette de marée, blés noirs
Noirs sont les regards tristes des bénévoles penchés
Des pompiers mobilisés pour encadrer, gérer, soutenir, nourrir et abreuver
Des services techniques pas du tout préparer mais il faut y aller
Avec le maire et les élus qui au cours des années
Avaient su protéger ce qu'il fallait sauver
Noir, le moral de tous sachant bien chaque soir
Qu'il faudrait jour après jour refaire les mêmes gestes
La mer même salie, trahie, souillée, polluée
Revient chaque fois au rythme des marées.
Ceux qui au nom du fric deviennent des assassins
Devraient de temps en temps s'asseoir sur une plage
Regarder les vagues, les oiseaux, les rochers.
Ils comprendraient alors que leurs millions d'écus
Resteront après eux lorsqu'ils ne seront plus.
Petite fleur de la dune
Claire, la jeune botaniste m'avait repérée
Timide comme la violette je m'étais bien cachée
Plutôt rare sur nos cotes on m'avait protégée
Dans mon petit coin de dune
Je vivais heureuse et je ne savais pas
Qu'elle était aussi proche: la sorcière Erika.
Elle s'est ramenée là, au matin de Noël
Drapée de ses plaques noires, elle a tout recouvert
Mes racines engluées allaient me faire mourir
Il y a eu des gens penchés sur mon destin
Ils sauvaient les oiseaux, les coquillages
Les rochers, les galets, interdisaient les plages
Mes racines bien soignées,
J'ai pu ouvrir un oeil et
Toute émerveillée d'être en vie
J'ai crié Merci! Merci!
Merci aux bénévoles, merci aux militaires
merci aux élus, merci à Mr le maire
Merci aux jardiniers
A tous ces braves gens encadrés
Par mes potes généreux les pompiers.
Timide comme la violette je m'étais bien cachée
Plutôt rare sur nos cotes on m'avait protégée
Dans mon petit coin de dune
Je vivais heureuse et je ne savais pas
Qu'elle était aussi proche: la sorcière Erika.
Elle s'est ramenée là, au matin de Noël
Drapée de ses plaques noires, elle a tout recouvert
Mes racines engluées allaient me faire mourir
Il y a eu des gens penchés sur mon destin
Ils sauvaient les oiseaux, les coquillages
Les rochers, les galets, interdisaient les plages
Mes racines bien soignées,
J'ai pu ouvrir un oeil et
Toute émerveillée d'être en vie
J'ai crié Merci! Merci!
Merci aux bénévoles, merci aux militaires
merci aux élus, merci à Mr le maire
Merci aux jardiniers
A tous ces braves gens encadrés
Par mes potes généreux les pompiers.
Publicité