Coup de Gueule (réédit Journée internationnale de lutte contre les violences faites aux femmes)
Ce matin je me rendais visite à la famille Papadoum sur son blog et j'y ai lu un magnifique article à l'occasion de la tristement utile "journée
Internationnale de lutte contre les violences faites aux femmes". Et ce qu'elle a écrit m'a un peu retournée. Alors j'ai repensé à cet article que j'avais écrit en mai de cette année. Et comme je
crois que je n'écris jamais aussi bien que sur le coup de la colère, au lieu de vous refaire un article je me permet de rééditer celui-ci. Pour ceux qui n'avait peut être pas eu l'occasion de le
lire.
Hier soir encore je me disais que je n'avais pas vraiment de coup de gueule du dimanche pour Floflo.
Comme j'avais un peu de temps j'ai fait quelque chose que j'aime bien faire: prendre un blog au hasard parmi ceux que j'aime bien mais que je n'ai pas le temps de visiter quotidiennement et essayer de le parcourir au maximum.
Hier soir donc j'ouvre le blog d'une copinaute et son premier article me fend le coeur. Elle, si joyeuse et gaie dans les contacts que j'aie avec elle. Elle, dont je m'imaginais une vie de bonheur avec des petits oiseaux qui chantent, un ciel toujours bleu. Elle, la voilà en larme: son homme la bat.
Mais quel réconfort pourrais-je lui apporter dans un simple commentaire. Un message de soutien bien timide, peut être maladroit, pas très bien assuré. Quelques mots pour l'assurer de ma sympathie. L'envie de lui dire que je comprends sa douleur...
Mais comment pourrais je comprendre sa douleur? Je ne suis pas à sa place et je ne me suis jamais retrouvée dans la même situation.
Mon coeur et mon corps lui crient de prendre son fils sous le bras et de se tirer pendant qu'il en est encore temps mais c'est toujours plus facile à dire qu'à faire.
Quelle situation complexe et douloureuse pour elle:
Il faut déjà réussir à faire son deuil: le deuil de ses rêves d'enfance et de prince charmant, le deuil de ses rêveries d'adolescence d'une grande maison avec pleins d'enfants, le deuil de ses espoirs d'adultes, de tous les projets qu'on a rêvé ensemble.
Il faut s'aimer suffisament pour se sauver. En tout cas s'aimer plus qu'on ne peut l'aimer lui.
Il faut surmonter cette angoisse de vivre seule alors que cela fait si longtemps.
Il faut surmonter cette peur de recommencer à zéro malgré la crise qui sévit
Il faut réussir à envisager d'élever un enfant dans une famille divisée
Il faut surmonter ce sentiment de culpabilité qui nous pousse à croire qu'on y es obligatoirement pour quelque chose (parce qu'on la laisser boire, parce qu'on a dit/fait quelque chose qui la mis en colère,...)
Il faut admettre que NON on ne pourra pas le changer (on ne peut pas changer les gens, ils ne changent que par leur propre volonté, et encore...)
Il faut arrêter de lui trouver des excuses: il a trop bu, il est stressé,....
Et je suppose qu'il y a encore tant de chose dans la tête des femmes qui se font frapper mais ne s'en vont pas. Tant de choses qui ne m'effleure peut être pas une seconde tant la situation est dure et complexe.
A toutes qui me lisent et qui vous trouvez dans cette situation, je vous dis juste COURAGE quelque soit votre décision.
Mon coup de gueule est contre ces hommes qui abusent de leur puissance physique pour faire subir tant de choses à leurs femmes et à leurs enfants alors qu'ils devraient choyer et respecter celles et ceux qui se plient en quatre pour les rendre heureux. RIEN ne justifie de tels actes.
ELLES ne sont pas votre propriété comme le canapé sur lequel vous vous asseyez, elles sont vos compagnes. Elles ont remis leur vie entre vos mains parce qu'elles vous faisaient confiance et qu'elles vous pensaient capable de construire à deux, contre vents et marées, un petit nid douillet pour lutter main dans la main contre le monde entier.

Ps: Chéri je t'aime
Hier soir encore je me disais que je n'avais pas vraiment de coup de gueule du dimanche pour Floflo.
Comme j'avais un peu de temps j'ai fait quelque chose que j'aime bien faire: prendre un blog au hasard parmi ceux que j'aime bien mais que je n'ai pas le temps de visiter quotidiennement et essayer de le parcourir au maximum.
Hier soir donc j'ouvre le blog d'une copinaute et son premier article me fend le coeur. Elle, si joyeuse et gaie dans les contacts que j'aie avec elle. Elle, dont je m'imaginais une vie de bonheur avec des petits oiseaux qui chantent, un ciel toujours bleu. Elle, la voilà en larme: son homme la bat.
Mais quel réconfort pourrais-je lui apporter dans un simple commentaire. Un message de soutien bien timide, peut être maladroit, pas très bien assuré. Quelques mots pour l'assurer de ma sympathie. L'envie de lui dire que je comprends sa douleur...
Mais comment pourrais je comprendre sa douleur? Je ne suis pas à sa place et je ne me suis jamais retrouvée dans la même situation.
Mon coeur et mon corps lui crient de prendre son fils sous le bras et de se tirer pendant qu'il en est encore temps mais c'est toujours plus facile à dire qu'à faire.
Quelle situation complexe et douloureuse pour elle:
Il faut déjà réussir à faire son deuil: le deuil de ses rêves d'enfance et de prince charmant, le deuil de ses rêveries d'adolescence d'une grande maison avec pleins d'enfants, le deuil de ses espoirs d'adultes, de tous les projets qu'on a rêvé ensemble.
Il faut s'aimer suffisament pour se sauver. En tout cas s'aimer plus qu'on ne peut l'aimer lui.
Il faut surmonter cette angoisse de vivre seule alors que cela fait si longtemps.
Il faut surmonter cette peur de recommencer à zéro malgré la crise qui sévit
Il faut réussir à envisager d'élever un enfant dans une famille divisée
Il faut surmonter ce sentiment de culpabilité qui nous pousse à croire qu'on y es obligatoirement pour quelque chose (parce qu'on la laisser boire, parce qu'on a dit/fait quelque chose qui la mis en colère,...)
Il faut admettre que NON on ne pourra pas le changer (on ne peut pas changer les gens, ils ne changent que par leur propre volonté, et encore...)
Il faut arrêter de lui trouver des excuses: il a trop bu, il est stressé,....
Et je suppose qu'il y a encore tant de chose dans la tête des femmes qui se font frapper mais ne s'en vont pas. Tant de choses qui ne m'effleure peut être pas une seconde tant la situation est dure et complexe.
A toutes qui me lisent et qui vous trouvez dans cette situation, je vous dis juste COURAGE quelque soit votre décision.
Mon coup de gueule est contre ces hommes qui abusent de leur puissance physique pour faire subir tant de choses à leurs femmes et à leurs enfants alors qu'ils devraient choyer et respecter celles et ceux qui se plient en quatre pour les rendre heureux. RIEN ne justifie de tels actes.
ELLES ne sont pas votre propriété comme le canapé sur lequel vous vous asseyez, elles sont vos compagnes. Elles ont remis leur vie entre vos mains parce qu'elles vous faisaient confiance et qu'elles vous pensaient capable de construire à deux, contre vents et marées, un petit nid douillet pour lutter main dans la main contre le monde entier.
L'ADVERSITÉ NE DEVRAIT JAMAIS VENIR DE L'INTÉRIEUR

Ps: Chéri je t'aime
Publicité