J'aime pas la montagne 2eme partie
On dit toujours qu'il ne faut jamais se fier à une première mauvaise impression.
C'est pour ça que deux ans après ma première mauvaise découverte de la montagne, je suis repartie en vacances en montagne.
On prend presque les mêmes (les amis parisiens en mal de grands espaces) et on recommence. Sauf que l'on change quelques petits détails.
En cette année 2002, après de nombreuses péripéties (rappelez moi de vous les raconter un jour), nous atteignons les Alpes, les Hautes-Alpes plus particulièrement, et plantons notre tente dans un charmant camping à Vallouise. La montagne nous entoure de toute part, le paysage est superbe. Le champ à côté de notre tente sert de piste d'atterrissage aux parapentes. Le pied...
Nous faisons la connaissance sur place de la 5e personne qui partagera avec nous ces 15 jours de folie furieuse: un copine du couple de parisien, pas vraiment prévue au programme mais bon elle connaissait très bien le coin car elle vient depuis qu'elle est petite avec ses parents et puis bon si elle ne partait pas avec nous elle aurait dû partir avec ses parents et bon à 25 ans euh comment dire... bon bref vous m'avez compris.
Après avoir installé le campement (nos tentes toutes neuves, la tonnelle, etc...) on part donc pour une randonnée de mise en jambe. De quoi nous décrasser un peu les poumons. Le genre ballade facile que même un gamin de 5 ans avec une jambe dans le plâtre pourrais faire.
Il faut dire que cette année là j'avais clairement annoncé la couleur, je ferai ce que j'ai envie de faire. Si une randonnée ne m'attire pas plus que ça, je préfère rester seule au camping et gérer mon emploi du temps tranquille. Je suis venue pour profiter de la montagne et pas pour courir derrière les uns et les autres. Qu'on se le dise... Na!
Nous voilà donc partis gaiement à la découverte des environs sur un charmant petit sentier vers un but précis, un truc qu'il fallait absolument que l'on voit (ça ne vous rappelle rien ça?). Ne me demandez pas ce que c'était je ne m'en souviens même plus.
Le sentier a beau être charmant, il monte dur quand même. Mes poumons sont vite décrassés, je crois même que je les ai perdus en route au détour d'un chemin (ça va que je ne fume pas, j'aurais pollué la nature). Le sentier se rétrécit, on ne peut plus marcher côte à côte, on se suit. Du coup je me retrouve derrière et j'entends vaguement notre vieille habituée des lieux devant qui prononce des phrases dont il me reste quelques souvenirs irritants: "mais pourtant ça devrait être par là...""je suis sûre que..." "ah bah non peut être pas..." "je suis pourtant venue si souvent..." Et moi dans ma petite tête très zen "Ne me dites pas qu'on s'est paumé en montagne dès le premier jour? #@¤¤###@_("#@"
Bon, je dois avouer que mon bouillonnement interne est devenu externe au moment où à ma gauche se trouvait un mur rocheux et à ma droite une pente très accentuée qui se terminait dans un torrent. La randonnée de décrassage: OK. Risquer ma vie parce qu'une inconnue prétendait connaître le coin: NON.
Bref... une fois sortie de ce sentier nous avons fait une pause, de quoi nous remplir les estomacs et calmer les esprits (enfin le mien plus particulièrement).
Oui je sais je ne suis pas fine
quand je suis énervée.
Nous avons finalement croisé une route sur notre chemin. Ahhhhh le goudron..... la civilisation... Je ne suis pas très douée niveau sens de l'orientation mais puisque nous n'avions fait que monter, cette route qui descendait ne pouvais que nous ramener vers notre lieu de villégiature. Et puis de toute façon hors de question pour moi de revenir par ce sentier de m****.
Et voilà que notre très chère habituée s'exclame en montrant un nouveau sentier misérable: "Ca y es je reconnais, c'est par là qu'il faut qu'on aille" Et les autres : "allons Mary tu ne vas pas commencer, viens tu verra c'est super, patati, patata, t'as déjà fait le plus dur... "(ça ne vous rappelle rien???). Sauf que moi, on me le fait une fois mais pas deux, je quitte le groupe. Me voici descendant furieuse la route en direction du camping quand j'entends un pas de course derrière moi. Les gars se sont finalement rangés à mon opinion et ont préféré rentrer. Les filles, piquées à vif, ont décidé de continuer.
C'est bien la seule photo
que l'on a de moi de dos en Montagne,
en général c'est plutôt le dos des autres que j'admire.
Au moment où nous avons atteint le camping, il s'est mis à pleuvoir des cordes. Les filles sont rentrées bien après, toutes trempées et en colère. Je n'ai jamais su si elles avaient atteint le but final et si elles ont trouvé ça joli.
Nous avions prévu de rester 15 jours dans les Alpes et à partir de ce jour (outre quelques demi-journées par ci par là), il a plut sans répit. Les commerçants nous ont dit qu'on avait vraiment pas de veine parce qu'il fait beau 300 jours par an. Pas de bol quand même... j'ai beau être Bretonne au bout d'un moment la pluie ça gave. Je pense que c'est au moment où les tentes (neuves je le rappelle) prennent l'eau, où l'on est obligé de mettre des bâches dessus pour limiter les dégâts, où l'on doit trouver une laverie automatique pour sécher notre linge qui sent le moisi (bref je vous passe les détails dus au mauvais temps et à la mauvaise humaeur que cela exacerbe) que j'en ai conclu qu'il était faux leur slogan: la montagne ça vous gagne.

En plus de la randonnée "décrassage de poumon" je n'aurai fait qu'une seule randonnée: celle des bans. Bon je dois admettre qu'il était quasiment impossible de se perdre et qu'on m'avait promis des marmottes (pas celles qui mettent le chocolat dans le papier d'alu: les vraies). J'ai eu le droit à mes marmottes (même d'assez près) alors je garde un excellent souvenir de cette randonnée.

Les autres randonnées, ils les ont fait sans moi. Bah oui se lever à 3 heures du mat pour monter au sommet afin de voir le soleil se lever, très peu pour moi. Surtout qu'à 3 h du mat, il faisait 2° dixit le thermomètre de la voiture et en plus avec cette pluie constante un lever de soleil derrière les nuages mouais bof....
J'ai essayé de m'occuper comme je le pouvais mais dans les Alpes, les trucs à faire en intérieur ne sont pas vraiment légion. Au moins en Bretagne on a peut être la réputation d'être toujours sous la pluie mais d'une les montagnes ne bloquent pas les nuages donc ils s'en vont rapidement et de deux, il y a toujours un truc à visiter à l'abri.
Voilà, entre la pluie, les randos trop risquées, la mauvaise ambiance et mon mal de transport cette deuxième tentative de découvrir et apprécier la montagne s'est soldé par un échec.
Y a pas à dire: J'aime pas la montagne.
C'est pour ça que deux ans après ma première mauvaise découverte de la montagne, je suis repartie en vacances en montagne.
On prend presque les mêmes (les amis parisiens en mal de grands espaces) et on recommence. Sauf que l'on change quelques petits détails.
En cette année 2002, après de nombreuses péripéties (rappelez moi de vous les raconter un jour), nous atteignons les Alpes, les Hautes-Alpes plus particulièrement, et plantons notre tente dans un charmant camping à Vallouise. La montagne nous entoure de toute part, le paysage est superbe. Le champ à côté de notre tente sert de piste d'atterrissage aux parapentes. Le pied...
Nous faisons la connaissance sur place de la 5e personne qui partagera avec nous ces 15 jours de folie furieuse: un copine du couple de parisien, pas vraiment prévue au programme mais bon elle connaissait très bien le coin car elle vient depuis qu'elle est petite avec ses parents et puis bon si elle ne partait pas avec nous elle aurait dû partir avec ses parents et bon à 25 ans euh comment dire... bon bref vous m'avez compris.
Après avoir installé le campement (nos tentes toutes neuves, la tonnelle, etc...) on part donc pour une randonnée de mise en jambe. De quoi nous décrasser un peu les poumons. Le genre ballade facile que même un gamin de 5 ans avec une jambe dans le plâtre pourrais faire.
Il faut dire que cette année là j'avais clairement annoncé la couleur, je ferai ce que j'ai envie de faire. Si une randonnée ne m'attire pas plus que ça, je préfère rester seule au camping et gérer mon emploi du temps tranquille. Je suis venue pour profiter de la montagne et pas pour courir derrière les uns et les autres. Qu'on se le dise... Na!
Nous voilà donc partis gaiement à la découverte des environs sur un charmant petit sentier vers un but précis, un truc qu'il fallait absolument que l'on voit (ça ne vous rappelle rien ça?). Ne me demandez pas ce que c'était je ne m'en souviens même plus.
Le sentier a beau être charmant, il monte dur quand même. Mes poumons sont vite décrassés, je crois même que je les ai perdus en route au détour d'un chemin (ça va que je ne fume pas, j'aurais pollué la nature). Le sentier se rétrécit, on ne peut plus marcher côte à côte, on se suit. Du coup je me retrouve derrière et j'entends vaguement notre vieille habituée des lieux devant qui prononce des phrases dont il me reste quelques souvenirs irritants: "mais pourtant ça devrait être par là...""je suis sûre que..." "ah bah non peut être pas..." "je suis pourtant venue si souvent..." Et moi dans ma petite tête très zen "Ne me dites pas qu'on s'est paumé en montagne dès le premier jour? #@¤¤###@_("#@"
Bon, je dois avouer que mon bouillonnement interne est devenu externe au moment où à ma gauche se trouvait un mur rocheux et à ma droite une pente très accentuée qui se terminait dans un torrent. La randonnée de décrassage: OK. Risquer ma vie parce qu'une inconnue prétendait connaître le coin: NON.
Bref... une fois sortie de ce sentier nous avons fait une pause, de quoi nous remplir les estomacs et calmer les esprits (enfin le mien plus particulièrement).
Oui je sais je ne suis pas fine
quand je suis énervée.Nous avons finalement croisé une route sur notre chemin. Ahhhhh le goudron..... la civilisation... Je ne suis pas très douée niveau sens de l'orientation mais puisque nous n'avions fait que monter, cette route qui descendait ne pouvais que nous ramener vers notre lieu de villégiature. Et puis de toute façon hors de question pour moi de revenir par ce sentier de m****.
Et voilà que notre très chère habituée s'exclame en montrant un nouveau sentier misérable: "Ca y es je reconnais, c'est par là qu'il faut qu'on aille" Et les autres : "allons Mary tu ne vas pas commencer, viens tu verra c'est super, patati, patata, t'as déjà fait le plus dur... "(ça ne vous rappelle rien???). Sauf que moi, on me le fait une fois mais pas deux, je quitte le groupe. Me voici descendant furieuse la route en direction du camping quand j'entends un pas de course derrière moi. Les gars se sont finalement rangés à mon opinion et ont préféré rentrer. Les filles, piquées à vif, ont décidé de continuer.
C'est bien la seule photo
que l'on a de moi de dos en Montagne,en général c'est plutôt le dos des autres que j'admire.
Au moment où nous avons atteint le camping, il s'est mis à pleuvoir des cordes. Les filles sont rentrées bien après, toutes trempées et en colère. Je n'ai jamais su si elles avaient atteint le but final et si elles ont trouvé ça joli.
Nous avions prévu de rester 15 jours dans les Alpes et à partir de ce jour (outre quelques demi-journées par ci par là), il a plut sans répit. Les commerçants nous ont dit qu'on avait vraiment pas de veine parce qu'il fait beau 300 jours par an. Pas de bol quand même... j'ai beau être Bretonne au bout d'un moment la pluie ça gave. Je pense que c'est au moment où les tentes (neuves je le rappelle) prennent l'eau, où l'on est obligé de mettre des bâches dessus pour limiter les dégâts, où l'on doit trouver une laverie automatique pour sécher notre linge qui sent le moisi (bref je vous passe les détails dus au mauvais temps et à la mauvaise humaeur que cela exacerbe) que j'en ai conclu qu'il était faux leur slogan: la montagne ça vous gagne.

En plus de la randonnée "décrassage de poumon" je n'aurai fait qu'une seule randonnée: celle des bans. Bon je dois admettre qu'il était quasiment impossible de se perdre et qu'on m'avait promis des marmottes (pas celles qui mettent le chocolat dans le papier d'alu: les vraies). J'ai eu le droit à mes marmottes (même d'assez près) alors je garde un excellent souvenir de cette randonnée.

Les autres randonnées, ils les ont fait sans moi. Bah oui se lever à 3 heures du mat pour monter au sommet afin de voir le soleil se lever, très peu pour moi. Surtout qu'à 3 h du mat, il faisait 2° dixit le thermomètre de la voiture et en plus avec cette pluie constante un lever de soleil derrière les nuages mouais bof....
J'ai essayé de m'occuper comme je le pouvais mais dans les Alpes, les trucs à faire en intérieur ne sont pas vraiment légion. Au moins en Bretagne on a peut être la réputation d'être toujours sous la pluie mais d'une les montagnes ne bloquent pas les nuages donc ils s'en vont rapidement et de deux, il y a toujours un truc à visiter à l'abri.
Voilà, entre la pluie, les randos trop risquées, la mauvaise ambiance et mon mal de transport cette deuxième tentative de découvrir et apprécier la montagne s'est soldé par un échec.
Y a pas à dire: J'aime pas la montagne.
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